Rechercher dans ce blog

Nouveaux articles

Si vous souhaitez être informé des nouvelles publications d'articles sur le blog, expédiez votre ADRESSE EMAIL avec la mention NOUVEL ARTICLE à :
alloue.blog@orange.fr
CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR - CLICK ON THE PICTURE TO ENLARGE IT.
EN DESSOUS DU DERNIER ARTICLE DE CETTE PAGE : CLIQUEZ SUR LA MENTION "ARTICLES PLUS ANCIENS" POUR ALLER A LA PAGE SUIVANTE OU CLIQUEZ SUR ACCUEIL POUR REVENIR A LA PREMIERE PAGE.


Je tiens à remercier ici ceux des habitants d'ALLOUE et de CHARENTE qui ont accepté de m'aider dans mes recherches. YM

18 septembre 2016

CHAMPAGNE MOUTON - A P C A


CHAMPAGNE-MOUTON 

COMMUNIQUE ASSOCIATIF

A P C A




31 août 2016

ALLOUE - PAUSES CULTURELLES


Autres manifestations 
en 2016 
de Pauses Culturelles


- Le vendredi 7 Octobre à 20H30 à la salle des fêtes d’Alloue: 

le truculent et débonnaire conteur patoisant :

Nono Saut’Palisse 



qui nous réjouira par ses histoires très drôles dans un patois parfaitement compréhensible par tous, Nono saura vous transporter dans son univers hilarant retraçant la vie quotidienne...

A ne pas manquer! entrée 5€



- Les samedi et dimanches 22/ 23 octobre, 

Journées mycologiques 


en partenariat avec Charente Nature: 

samedi 22 : cueillette des champignons, départ de la salle des fêtes à 9H 

puis à 14H...

Détermination des champignons par des pros 

puis expo et visite libre le dimanche 23  avec projection de film et conférence




5 août 2016

METEOROLOGIE POPULAIRE CHARENTAISE

Publication du 2 août 2015





L'ECLUSE DE CHEZ PAIN


François VINCENT inscrivait sur son registre météorologique, la météo quotidienne du Prat à ALLOUE , où il résidait. C’était son hobby, mais pas simplement un hobby, comme tout agriculteur soucieux de ses récoltes, François avait un don, devrait-on dire une connaissance et une pratique de la prévision du temps, qui contredisait souvent les prévisions des stations météo. Ses prévisions, il les scrutait dans le ciel chargé de cumulus ou autres nimbus, dans l’air du Prat, dans la lune, au lever et au coucher du soleil, dans le comportement des oiseaux et de ses animaux de basse-cour , le grincement habituel d’une porte à l’approche d’un changement de temps et bien sûr celui de ses os et de ses vieilles douleurs.

Toutes ces constatations, vérifiées par nos ancêtres, donnèrent naissance à une multitude de dictons populaires, à valeur de pronostique météorologique et parfois, ou souvent, contredit d’une région à une autre, laissant ainsi le loisir à chacun de faire "sa pluie et son beau temps ".

Voici donc réunis par Marc LEPROUX pour les Études Charentaises en 1969, les maximes de la "météorologie populaire charentaise" du mois de AOUT .



---------------



METEOROLOGIE POPULAIRE
EN CHARENTE

AOÛT 

Le mois d'Août, époque des grandes chaleurs, est moins riche 

encore en observations. •

Quelques précautions sont cependant à prendre pour la santé, car:


« En Août, qui dormira

« Au soleil, s'en repentira. »


Ce qui se dit à La Rochette (1943) : « Qui dort en Août « Dort à son coût. » 

A Eraville

« En Août

« On dort debout. »

ce qui souligne les travaux pénibles du moment.

La pluie, souvent rare à cette époque, est toujours considérée comme un bienfait :

« S'il pleut en Août

« Il pleut miel et bon moût. » (Saint-Sornin.)

De même :

« Pluie à Saint-Laurent (10 août) « Arrive à son temps. »

On dit aussi :

« Tonnerre d'Août

« Grosses grappes et bon moût. » (Agris 1943.)

ou

...« Abondance de grappes et de moût. » (Eraville-Vibrac.) 

En dehors de ceci, quelques autres précautions sont à prendre : 

« Le jour dais 15 Août, si o travaille, o fait 

« Crever le betiau et l'houme. » (Pougné.)

On ne met pas de chanvre au routoir la veille de l'Assomption ; le lendemain, il pourrirait. (Aigre.)

Il faut aussi, le 6 Août, jour de la Transfiguration, bien observer le vent, car grand vent annonce blé cher. (Rulfecois avant 1914.)

Il est bon de commencer à prendre quelques précautions en vue de la froidure car :

« Après temps chauds

« Vient parfois vent de bise. » (Eraville, Vibrac, vers 1943.)

Pourtant

« Quand l'Août est bon,

« Abondance à la maison. »



MASSIGNAC
15 Août : attention aux orages

21 juin 2016

CHAMPAGNE-MOUTON 2 ET 3 JUILLET FETE COUNTRY

2 Et 3 JUILLET 

FETE COUNTRY

CHAMPAGNE-MOUTON







13 juin 2016

ALLOUE - REMARQUES SUR CE PASSE




Raymond POIRIER




Raymond POIRIER, est né à ALLOUE, le 17 février 1927 dans la maison familiale de la VIEILLE RUE. Il y passe son enfance avec ses parents, Georges POIRIER et Anna (née MARCHADIER) ainsi que son frère Jean et sa sœur Marie-Claire.

Raymond POIRIER nous conte ici, ses remarques sur le passé  de son enfance et d’adolescence à "ALLOUE", là, où il a toujours plaisir à se ressourcer chaque année, au cours de séjours occasionnels et de visites à sa famille et ses amis ; délaissant quelques temps l'Ile de Beauté (où il vit aujourd’hui), pour son village natal.





Remarques sur ce passé








Je m'efforce par ces lignes de faire revivre, dans le passé d'ALLOUE ce qui a existé un moment pour disparaître au moins en partie ou se modifier assez nettement. Mon objectif est de faire connaître notre ALLOUE d'avant-guerre approximativement.

Parodiant "AZNAVOUR" << je vous parle d'un temps que les moins de 75 ans ne peuvent pas connaître>>. 

Mes propres impressions n'importent nullement. Ce qui doit émerger c'est toute information aussi vraie que possible. Démarche risquée, mes souvenirs étant confus et incomplets. J'apporte donc mon témoignage, guidé par ma seule mémoire, le plus honnêtement possible.



Adolf Hitler :Fondateur de l'idéologie 
du nazisme.

Quelle image de notre localité puis-je restituer ? Sans doute une vue globale très partielle et personnelle, peut-être cocasse, ou alors fade et disparate. Cette tranche du passé, c'est un époque (en gros, les années 30 et le début de la guerre) où, me semble-t-il, nous étions dans une certaine mesure plus insouciants qu'aujourd'hui : la paix régnait (autour de nous en France, mais pas en Espagne) la précédente guerre ("14-48") étant censée devoir être la dernière. Mais tout au fond se mit à sourdre une discrète inquiétude, chez les adultes, parce qu'on sentait monter et se préciser la possibilité d'un nouveau conflit : encore imparfaitement comme se profilait la stature douteuse d'un certain Adolf HITLER.






Reflet de cette époque, les chansons populaires qui prétendaient flatter nos oreilles, sur les phonos et quelques radios, étaient, par exemple :





- "La chansons des blés d'or", "Ma Normandie", "Le temps des cerises", J'ai deux grands boeufs", "Le Chaland qui passe", "Parlez-moi d'amour" etc.

Aussi dans le genre plus léger :

- "Les gars de la marine", "Bercé par la houle", "Nuits de Chine", "Sur un marché Persan", 

et surtout bon nombre de morceaux tels que :

"Prosper, yop ! la ! boum !", Le Lycée Papillon", "C'est-y toi qu'on appelle Emilienne", "Embrasse moi, Joséphine, embrasse moi", "Y a l'feu chez Adèle", "Les beaux pyjamas, c'est pour mon papa", "Mon coeur est en chômage", "Sur le plancher des vaches", "Si tous les cocus avaient des clochettes", et les premiers TINO ROSSI.




La liste serait assez longue et, soit dit en passant, les textes de ces dernières cités ne volaient pas plus haut que ceux de certains "tubes" contemporains, n'en déplaise à quelques nostalgiques esprits chagrins et passéistes.





Ce temps-là était une autre époque. Nous pouvons avoir l'impression (fausse) que tout était normal : hivers froids, printemps toujours lumineux, été chauds, automnes doux. Nous gambadions parmi les prés herbeux et les haies fleuries, ignorant presque ce qu'étaient le fil de fer barbelé (et encore plus électrifié). Dans les "palisses" et sous-bois odorants, les oiseaux nous offraient les nids que nous découvrions, émus, révélant leurs oeufs délicats, mouchetés de jaunâtre, beige rosé, turquoise.

Dans les prairies, ruisseaux et mares, nous capturions, fraîches et vives, grenouilles et rainettes. L'humble jardin familial offrait, en saison, en plus des légumes, pommes, poires, noix, noisettes, nèfles, coings, prunes, cerises, pêches, brugnons, raisins, fraises, framboises, cassis, groseilles rouges, jaunes et maquereau, que l'on n'avait qu'à cueillir et qu'on dégustait sur place, sans avoir à les laver ! - La route ne vibrait pas sous le passage de monstrueux poids-lourds. Les gerbes s'alignaient dans les champs, confectionnées à la main et non pas fabriquées, rigides et carrées par des engins mécaniques. Le facteur arrivait à pied chez vous, sans bruit de moteur ou de portière, sans précipitation, et on le guettait pour le voir apparaître et approcher de son pas rythmé, depuis le bout de la rue.


Un facteur d'ALLOUE,
non identifié à ce jour


Les petites boutiques n'avaient pas d'horaires très stricts. On croisait couramment chiens ou chats dans la rue. On rencontrait quelqu'un dehors à n'importe quelle heure (qui n'était pas en véhicule motorisé ni vissé devant la télé). On se baignait dans de jolis petits coins de notre fraîche CHARENTE. Les jeunes respectaient les anciens etc. Cela parait idyllique !





Il est pourtant vrai aussi, hélas, que les maisons avec leurs seules cheminées, étaient mal chauffées, que les mouches en été y abondaient malgré les différentes sortes de pièges qu'on leur tendait, que certains petits enfants devaient cheminer sur de longs trajets par tous les temps, pour se rendre à l'école. Ils récoltaient facilement des gifles, en classe ou chez eux et d'autres se retrouvaient "enfermés" dans des internats fort sévères. Et puis nous avons connu les années où n'étaient pas encore arrivés l'eau courante, l'eau chaude et l'électricité ! Ah, les lourds seaux d'eau à ramener de la pompe la plus proche ! 



La pompe à eau de la Route d'Epenède


Et les engelures persistantes en hiver ! Et les supplices du bleu de méthylène pour la gorge, des ventouses pour la bronchite et l'infâme huile de foie de morue ! 




Oui, nous avouons que tout était pas rose, mais nous avions la chance d'être jeunes ...




Raymond POIRIER

Décembre 2015



                                                                                 à suivre ...




Remerciements à Dominique RAPION
Photos et documents : collection YM






LIRE OU RELIRE :


Raymond POIRIER : souvenirs de mon enfance :







LIRE OU RELIRE :

Raymond POIRIER : ma "Vieille Rue" :





La distribution de l'huile de foie de morue dans une école.



25 mai 2016

3 avril 2016

ALLOUE - SOUVENIRS D'ENFANCE




Raymond POIRIER



Raymond POIRIER, est né à ALLOUE, le 17 février 1927 dans la maison familiale de la VIEILLE RUE. Il y passe son enfance avec ses parents, Georges POIRIER et Anna (née MARCHADIER) ainsi que son frère Jean et sa sœur Marie-Claire.


Raymond POIRIER nous conte ici, la suite de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence à "ALLOUE", là, où il a toujours plaisir à se ressourcer chaque année, au cours de séjours occasionnels et de visites à sa famille et ses amis ; délaissant quelques temps l'Ile de Beauté (où il vit aujourd’hui), pour son village natal.



RAYMOND POIRIER : LE BOURG D'ALLOUE

Mes souvenirs d'enfance et jeunesse

6ème partie :



L’ABATTOIR


Nous avons pendant des années, disposé d’une boucherie. J’ai vu se succéder les JOUVE, les POUVREAU et d’autres, mais dans mon enfance régnait la famille RAMADE. Raoul, le père, son épouse et leurs trois enfants.

Emplacement de l'abattoir de la boucherie 
RAMADE en 1914, route d'EPENEDE.
Le portail marron était 
l'entrée
de l'abattoir et c'était sur la petite
place que l'abattage 
avait lieu,
à la vue du public.
A l’étal des RAMADE  se vendait la viande que Raoul avait achetée directement sur pied aux petits éleveurs du coin, sous forme de vaches, veaux, cochons, moutons, chevreaux.

Il se chargeait de trucider ces bestiaux dans son propre abattoir, modeste local situé au fond de l’impasse derrière l’épicerie VIGNAUD (puis VIROLE).

Nous autres gamins avons parfois assisté aux exécutions – à une distance confortable, car on n’est jamais trop prudent – le portail restant grand ouvert. 

Nous acceptions ainsi de nous procurer le frisson sinistre et de maitriser une peur que nous affections de ne pas éprouver. Mais si Raoul, avec ses yeux vifs dans son visage rougeaud s’amusait à prendre, tourné vers nous, un air de tueur féroce, nous détalions comme une volée de moineaux.

Le jeune apprenti (notre ainé de quelques petites années) un certain Raymond CHANGEUR, immigré d’EPENEDE ou PLEUVILLE, jouait les durs devant nous en recueillant dans un verre le sang chaud de la victime. Il avalait d’un trait cet étonnant breuvage, proclamant crânement : « ça, c’est bon ! Et puis ça rend vigoureux ». Nous concevions quelque doute sur la première de ces deux affirmations.






Raymond POIRIER

Novembre 2015



                                                                                 à suivre ...



Ancienne boucherie-charcuterie POUVREAU





Photo : YM
Remerciements à Dominique RAPION



LIRE OU RELIRE :

Raymond POIRIER : souvenirs de mon enfance :










ALLOUE EN 1914 :




Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...