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Je tiens à remercier ici ceux des habitants d'ALLOUE et de CHARENTE qui ont accepté de m'aider dans mes recherches. YM

23 août 2016

AUTREFOIS LA VIE PAYSANNE

Publication du 4 août 2015




Beaucoup d'entre vous ont apprécié la publication du 29 juillet dernier, Autrefois la vie paysanne : Fauchage et javelage.  En complément et en dédicace, tout particulièrement à Christian THIAUDIERE, fidèle lecteur du blog, voici numérisé un article extrait du journal Jardins & Basses-Cours du 20 juillet 1910 :  Pour bien récolter Vos Céréales. 






Jardins & Basses-Cours                                                                       Champs, Prés et Bois 






Pour bien récolter Vos Céréales




 Si le temps ne Permet pas le Bottelage, faites des moyettes de Javelles = La moyette Flamande plus expéditive mais moins bonne que la moyette Picarde.



Vous couperez tou­jours vos Céréales avant complète maturité; mais alors il est nécessaire que vous les pla­ciez, après la coupe, dans des conditions convenables pour achever la maturation du grain et permettre la dessiccation. Si vous avez effectué votre Moisson à la lieuse, aussitôt la coupe, réunissez vos gerbes en tas ou Moyettes, de douze ou treize, comme je vous l'in­diquerai tout à l'heure. Si vos Céréales, coupées à la faucille, la faux, la sape ou la javeleuse, sont disposées en javelles ou en andains sur le sol, deux cas se pré­sentent selon que vous confectionnez des gerbes ou que vous laissez votre récolte en javelles.

Quand, après la coupe, le temps est orageux et me­nace de ne pas vous laisser le temps de pratiquer le bottelage, opérez le plus rapidement possible avant la pluie et faites des Moyettes de javelles. Faites de même lorsque vous ne tenez pas à réunir vos javelles en gerbes, parce que les commodités de votre exploitation ne vous obligent pas à un grand nom­bre de manipulations. Dans ce cas, confectionnez les Moyettes des que les ja­velles sont un peu res­suyées, ce qui demande un temps variable suivant la température. Si, étant sur le sol, les tiges ont été mouillées, ayez soin de re­tourner les javelles plu­sieurs fois pour les des­sécher avant la mise en tas.

Avant d'entrer dans le détail de la confection de ces Moyettes, rappelez-vous que, dans celles-ci, aussi bien avec des javelles 
Il existe deux types de Moyettes de ja­velles : Flamand et Picard.La première est faite au moyen de neuf javelles, la deuxième en contient une cinquantaine environ. Cette der­nière présente donc beaucoup moins de surface.






FIG. 239. — LE LIAGE DES CÉRÉALES, MÉTHODE BELGE. — L'ouvrier n'a pas de ser­vant. En avant, un ouvrier serre lei botte avant de tourner l'une sur l'autre les extrémités du lien. A terre, le crochet qui lui a servi d ramasser les épis. Au dernier plan, un ouvrier lieur, muni de son crochet, dispose lui-même ses tiges sur le lien posé à terre. (Cl. Vie à la Campagne.) 







FIG. 240. - LE LIAGE, MÉTHODE FRANÇAISE.— Les javelles sont disposées sur le lien par une lemme s'aidant d'une faucille. L'ouvrier lieur est gaucher, c'est pourquoi il tient de la main droite l'extrémité du lien placée de son côté. Pour lier, il fait de la main gauche ce qui est indiqué pour la droite et du poignet droit ce qui est indiqué pour le gauche. (Cl. Vie a la campagne.) 




Numéro 58                                                          275                                         20 Juillet 1910





Jardins & Basses-Cours du 20 juillet 1910 : collection Alloueblogspot




LA VIE PAYSANNE AUTREFOIS



20 août 2016

LE MIGET

Publication du 20 février 2014






Le MIGET :

   Le miget, le migée ou le migeot sont les appellations courantes de cette soupe traditionnelle rafraichissante consommée l'été pendant de fortes chaleurs dans la campagne Charentaise.
Les battages étaient particulièrement un moment choisi pour apprécier le miget, généralement consommé vers les 4 heures de l'après-midi. Les paysannes rejoignaient les champs avec des bombonnes ou des récipients creux , remplis de ce breuvage et protégés par des sacs de jute, mouillés, pour le conserver bien frais. Les hommes prenaient cette collation, mélange de vin, de pain, de sucre et d'eau, pour reprendre des forces et continuer leur dure labeur ( les enfants en consommaient également ) . Le miget est toujours une tradition en vigueur aujourd'hui et toujours très prisé à ALLOUE.

Recette du MIGET :

Pour 4 personnes

½ pain rassis
1 l de vin rouge
6 morceaux de sucre
2 verres d'eau

Emiettez finement la mie d'un pain rassis,
éparpillez les morceaux de sucre sur les miettes
puis versez dessus 2 verres d'eau fraîche,
attendre que la mie ait bien absorbé l'eau
puis placé la préparation au frais.
Placez au frais dans le même temps 1 l de vin rouge léger
avant de le verser dans le récipient avec la mie de pain.
Ajoutez à votre convenance, davantage de vin, de sucre, d'eau ou de mie de pain.
Vous pouvez remplacer le vin par du lait.


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18 août 2016

ALLOUE - NOTES SUR LE PRIEURE

Publication du 20 août 2015





Jean-Robert CHARRAUD (1924-2007), était instituteur à BENEST. Historien local, en 1995 il rédige les notes de ses études, sur l’origine du PRIEURE D’ALLOUE, dont il dédicace un exemplaire à ma belle-mère Georgette TRILLAUD et qui seront publiées dans le n° 53 de Mars 1995 des Amis du Confolentais. Ces notes, de Mr CHARRAUD, sont un complément au texte traduit par Raymond POIRIER et Dominique RAPION, pour le blog :

DONATION DE L'EGLISE D'ALLOUE ET MAUPREVOIR
A L'ABBAYE DE CHARROUX

NOTES SUR LE PRIEURE D’ALLOUE 

alias
 LOA, LAUDE, ALOUHE, ALOUX.






Le testament (en 785, pour certains auteurs 783) de Roger, comte de Limoges, révèle qu’avec son épouse Euphrasie, ils fondèrent une abbaye en lieu dit « Caroffum » (Caroffum, Carofum, Carofenum ou Charroux). Cet acte officiel nous apprend qu’ils firent don à leur nouvelle œuvre « de biens meubles et immeubles très importants ». Charlemagne, initiateur de cette création, supporta les frais de l’édification et « dota ce monastère d’amples richesses » (Confirmation de 799).

Une enquête de 1567 (copiée par Dom Fonteneau) précise :

« Plus donna ledit comte Rogier à ladite abbaye le lieu et terre d’ALLOUE en Poitou, dans lequel lesdits abbés auraient aussi mis et établi des religieux de ladite abbaye.

Le 23 avril 1121, Guillaume 1ER , évêque de Poitiers, fait don à l’abbaye des églises de Loa (ALLOUE) et de Malo Presbytero (Mauprévoir).

L’église et le prieuré avaient-ils été indépendants l’un de l’autre jusqu’à cette date ? L’église relevant de l’évêché de Poitiers et le prieuré de l’abbaye de Charroux ?

Suivant un ancien Pouillé, réalisé au chapitre général de Charroux du 16 juin 1471, présidé par l’abbé Jean Chaperon, il fut établi que : le prieuré conventuel « beatae Mariae de Laude » (ALLOUE) devait verser 50 livres à l’abbé comme pension et mésages. A cette époque « sunt in eo prior et quatuor monachi » ; les bâtiments prieuraux d’ALLOUE abritaient donc cinq moines dont le prieur. Chaque année celui-ci devait se rendre au chapitre général de son abbaye (Réunion de tous les prieurs).


LE PRIEURE ET SES DEPENDANCES. 

Suivant un plan non daté (qu’on peut attribuer au XVIIIe siècle), il nous est facile de décrire exactement l’emplacement des bâtiments conventuels et de leurs dépendances. En prenant comme repère la grande allée qui partait et qui part encore aujourd’hui de la rue principale d’ALLOUE (route de Confolens -Champagne Mouton) et se termine à la Charente, on peut diviser l’ensemble en deux parties ; sur la droite : le jardin avec ses servitudes, et sur la gauche les bâtiments du prieuré accolés à l’église paroissiale.

Le jardin était divisé en parcelles rectangulaires mais aussi trapézoïdales en raison des murs de clôture ouest et nord qui n’étaient pas parallèles aux deux autres murs du Est et Sud. L’entrée de ce jardin donnait sur la grande allée dont nous venons de parler. Une écurie formait l’angle des murs Est et Nord et dans le fonds du jardin, dans l’autre angle (toujours du côté de la rue actuelle) une petite construction devait servir de dépôt pour les outils aratoires.

L’entrée des bâtiments prieuraux donnait également sur cette allée comme elle l’est encore actuellement, avec l’ensemble église-prieuré entouré de douves qui, d’après le dessin, communiquaient à la Charente.

On accédait donc au prieuré et à l’église par deux ponts dont les arches ont été figurées sur le papier par des demi-cercles. Deux tours importantes défendaient les deux extrémités de l’enceinte à l’ouest, deux tourelles côté nord l’une, près du pont donnant accès à l’église l’autre, jouxtant intérieurement la tour N.O., devaient défendre l’entrée de l’église et, en même temps, un local ayant une ouverture à l’Est et au Nord. Le mur, côté est, partait du chevet de l’église et suivait les douves jusqu’à la Charente. Bâtiments et dépendances entouraient la cour : deux « fermes » étaient à droite en entrant, au fond une étable avec le four et le grenier. Une salle d’audience jouxtait la partie ouest de l’église et communiquait avec elle. Le presbytère était situé face à la grande allée allant jusqu’à la Charente








Terres et biens ressortissant du prieuré.

Un terrier, daté de 1547, recopié et collationné en 1701, nous donne une idée de l’importance du prieuré. Ce travail fut exécuté « à l’instance de Messire Philippe Delamet, prêtre, docteur en théologie de la faculté de Paris, Maison et Société de Navarre, prieur seigneur d’ALLOUE ». Ce document de 510 pages énumère les terres et les villages producteurs des revenus dont une partie devait être reversée à l’abbaye de Charroux.

L’original portait comme titres :

1°. «Papier terrier du prieuré, terre et seigneurie d’ALLOUX, de l’Ordre de St-Benoît, sis au diocèse de Poitiers, province du Poitou, fait à la requête de Mr René Chasteignier, prieur seigneur du même lieu, les années 1547 et 1548 ».

2°. « C’est le papier des reconnaissances et des droits féodaux et seigneuriaux du Prieuré et Seigneurie d’ALHOUE, fait par le révérendissime père en Dieu Mons. Messire René Chasteignier, abbé de la Mercy-Dieu, prieur et seigneur temporal dudit ALOUX en l’an de grâce 1547 ».

Cet abbé commendataire fut-il aussi l’abbé de Charroux ? On peut en douter, vu le mutisme du préambule à ce sujet. Pierre Chasteignier de la Roche-Posay, évêque de Poitiers, fut abbé de Charroux jusqu’en 1543.

L’abbaye de La Mercy-Dieu, de l’ordre de Citeaux, située près de la Roche-Posay, fut dirigée à plusieurs reprises par les membres de la famille Chasteignier, tous abbés commendataires. Certains d’entre eux, trop avides de revenus, n’échappèrent pas à la corruption.


Jean-Robert CHARRAUD
Mars 1995


                                                                                               à suivre ...



Photo : YM

16 août 2016

LA RESISTANCE EN CHARENTE

Publication du 5 juin 2014

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« … blessent mon coeur d'une langueur monotone »



La BBC, diffuse sur ses Ondes, dès le 1er juin 1944, des messages personnels masqués, de mobilisation générale en vue d’un débarquement imminent. Pour l’ensemble des maquis et réseaux de France, c’est l’appel aux armes et le déclenchement d’une lutte de soutien et d’appui maximum aux forces Alliées, une guérilla sans merci pour tous les combattants de l’ombre, pour la Liberté et chasser l’occupant du territoire de France.

Le rôle de la Résistance est d’apporter un soutien massif aux troupes du débarquement par des actions de sabotage, et toute action permettant le ralentissement par le harcèlement des troupes allemandes, pour rejoindre la Normandie.

L’action de la Résistance est un atout considérable pour le général Eisenhower, commandant des forces Alliées. Les maquis en embuscades permanentes ont stoppés l’avancée de ces troupes d’élite allemandes en marche pour la Normandie ; détruisant leurs réserves d'essence, les rails de chemin de fer et de nombreux tunnels.

Grâce au sacrifice et à la ténacité de la Résistance, les divisions SS, comme, " Das Reich ", forte de ses 20.000 hommes, remontant du sud de la France pour rejoindre la Normandie, pendant 17 jours fut harcelée et en partie disséminée. Cette division SS n'a jamais été capable de rejoindre ses objectifs à temps et a été entièrement  anéantie en Normandie.

"Das Reich" est la sinistre division SS responsable du massacre d'Oradour-sur-Glane. C'était une division d'élite qui avait combattu un peu partout en Europe, et qui s'était particulièrement distinguée sur le front russe, dans le bassin de Donetz. On peut imaginer ce que ces troupes auraient pu infliger de pertes aux soldats alliés en Normandie.

La Résistance française a largement participé et contribué à la Bataille de Normandie et à la libération de la France. Il y a de nombreux exemples d'actions à porter au crédit des Forces Françaises de l'Intérieur.

En Charente, la Résistance, comme dans toute la France, n’est pas restée à l’écart de ces actions et entre 1939 et 1945 a payé un lourd tribut pour la Libération de notre pays du "joug Nazi". En ce jour du 70ème anniversaire du débarquement, il n’est pas inutile de rendre hommage à tous ces Charentais qui au péril de leur vie, ont sauvé la Patrie et à tous ces Charentais qui lui ont donné leur vie. 







LA RESISTANCE EN CHARENTE


Mémorial de Chasseneuil


Le voyageur qui se promène en notre douce Charente sera sans doute séduit par les pierres patinées de nos vieilles églises romanes, par les ruelles tortueuses de nos petites villes, par les gracieuses gentilhommières se dissimulant ça et là aux creux de nos frais vallons, mais il découvrira avec une intense émotion, la grande croix de Lorraine du Mémorial de Chasseneuil , symbole de la Résistance Charentaise.

Au lendemain de la Libération, le colonel André Chabanne, fidèle à l’esprit de la résistance, décida d’élever à Chasseneuil un monument destiné à perpétuer le souvenir des combattants volontaires tombés << pour la Liberté et la Grandeur de la Patrie>>.

De très loin, sur la route d’Angoulême à Limoges, on aperçoit cette puissance verticale blanche et magistrale, dressée vers le ciel à travers la fine lumière charentaise. Le V, symbole de la victoire, soutient la croix de Lorraine, véritable flambeau de pierre jailli d’une nécropole abritant les restes des héros de la lutte clandestine. Ce <<haut lieu>> de la Résistance, entouré d’un cimetière national, rappellera à travers les âges, la pureté des sentiments de ces volontaires qui combattaient pour défendre la Liberté contre l’asservissement de la personne humaine. D’un poids de 2000 tonnes, le Mémorial s’élève à 50 mètres au-dessus de la route de Chasseneuil à Saint-Mary. Un escalier monumental gravit la butte sacrée pour atteindre la porte en fer forgé donnant accès à la crypte. Quatre-vingts mètres carrés de bas reliefs retracent l’épopée de la Résistance, le martyr des fusillés et des déportés, la souffrance des prisonniers de guerre, le sacrifice des combattants. Les sculptures réalisées par MM. Guiraud, premier grand prix de Rome, médaille d’or du Salon, Lamourdedieu, professeur à l’école des Beaux Arts de Paris, et Peyronnet, médaille d’or du Salon, font revivre l’âpreté de la lutte clandestine et l’ardeur de ces jeunes combattants. Au sommet de la croix de Lorraine, une magnifique allégorie symbolise la France se libérant de ses chaînes et s’élançant, d’un envol léger, vers la Liberté.
La réalisation de ce monument est due à la ténacité d’André Chabanne et à l’aide que lui apportèrent certaines personnalités. MM. Edouard et Guy Pascaud firent dont du terrain, M. Félix Gaillard, ancien président du Conseil, intervint à l’Assemblée Nationale et permit l’achèvement  des travaux ; enfin M. Poncelet réalisa la partie architecturale.
Le Mémorial de Chasseneuil fut inauguré le 21 octobre 1951 par le Président de la République, Vincent Auriol, qui rendit hommage en ces termes à la Résistance Charentaise : << Ah ! ils sont bien dignes des héroïsmes  de 1914-18, des héroïsmes de toute notre histoire, ces hommes, fiers et libres qui, avant même d’entrevoir le temps de la victoire, ont sauvé l’honneur et l’âme de la France.

Le 12 juin 1963, le général de Gaulle, Président de la République, s’inclinait devant le mémorial, apportant l’hommage du premier résistant de France, celui qui lança de Londres le serment du 18 juin 1940 : <<Quoi qu’il arrive, la flamme de la Résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. >>

Gontran Labregère
Monument du souvenir, le Mémorial nous rappelle les sacrifices consentis. Sacrifice de Gontran Labregère, ce jeune étudiant de dix-huit ans, fusillé par les Allemands à Bassau le 12 octobre 1941, et de son compagnon Jean Jacques Rivière condamné à la déportation pour avoir tenté d’incendier un dépôt allemand en gare d’Angoulême. << J’ai cru que c’était mon devoir. Je n’ai qu’un regret, celui d’avoir fait de la peine à ma maman>>, dira Gontran Labregère avant de mourir. Sacrifice des frères Chabasse, tombés tous deux au champ d’honneur après un lute héroïque. Sacrifice des fusillés de la Braconne. Sacrifice de tous les maquisards tués en combattant. 



Jacques Rivière



Que de sacrifices !


738 prisonniers de guerre moururent en Allemagne
249 Charentais furent fusillés
722 Résistants furent déportés
345 périrent dans les camps de la mort
70 déportés S .T.O. ne revinrent pas
Près de 7000 Charentais furent sinistrés
310 F.F.I tombèrent pour défendre la Patrie.



<< Des geôles ou des maquis, un constant enseignement de sacrifice et de dévouement ne cesse de monter jusqu’à nous, et c’est parce que nous restons fidèles à ces enseignements d’un passé si proche que nous saurions oublier la magnifique leçon que la Résistance nous a donnée>> nous rappelle M. Georges Bourgin, directeur honoraire des Archives de France.

A aucun moment de l’Histoire de France on ne vit un aussi grand nombre de patriotes se porter volontairement au secours de la Patrie. Jamais hommes ne combattirent pour une cause plus juste ni contre un ennemi plus puissant. Jamais hommes ne furent ainsi forcés, pour défendre leur pays, de prendre figure de réfractaires à la loi et d’aller chercher refuge dans des maquis.

La section spéciale de sabotage de Jacques Nancy, les maquis AS 18 Bir’Hacheim d’André Chabanne, AS 15 Foch de Gary, FTPF de Bernard Lelay-Bricourt, maquis AS de Charles Bernard, Camille Allyre-Corbin, les maquis de Ruffec, de Luxe, de Brigueuil, de Richemont, de Châteauneuf, d’Ecuras, de la région de Barbezieux, accueillirent en 1943 et 1944 plusieurs milliers de volontaires charentais. La commission interalliée Jedburg ( team Ian ) du capitaine français Yves Delorme, du commandant U .S. J. Gildée et du radio canadien Bourgouin ( tué à Pleuville ), parachutée pendant la nuit du 20 au 21 juin 1944, établit son PC au sein du maquis Bir’Hacheim et contrôla les parachutages d’armes et une partie de l’activité des maquis. En quelques mois, de 1943 à la libération d’Angoulême, les maquisards effectuèrent plus de 100 sabotages. Deux cent trains furent immobilisés, des centaines de voitures et de camions ennemis furent détruits, 120 attaques de convois semèrent la panique dans les troupes allemandes qui remontaient vers le front de Normandie. On n’a pas pu fixer exactement le nombre d’Allemands tués en Charente, le nombre de véhicules détruits ni les heures de retard subies par les divisions allemandes dans leur traversée de la Charente, mais on peut dire avec certitude que les F.F.I. charentais ont été présents aux côtés des Alliés dans la lutte commune.

<< C’est parce qu’elle fut une réaction spontanée, populaire, parce qu’elle tira constamment du corps de la nation sa substance et sa force, que la Résistance a pu survivre à la répression, entraîner l’adhésion du peuple français, et faire participer la France à la Victoire >>, nous dit Henri Michel dans son ouvrage Histoire de la Résistance.

Dans la crypte du Mémorial est inhumé le colonel Bonnier, délégué militaire régional du général de Gaulle. A ses côtés, celui qui symbolise la Résistance charentaise, le colonel André Chabanne, chef de l’armée secrète en Charente, repose, face à son cher village des Jaulières, face à ces coteaux boisés, couverts de châtaigniers, de chênes et de buis amers, qui virent naître et grandir son maquis.


Colonel André Chabanne


Le vent du soir qui souffle sur les collines nous rappelle encore le message venu de Londres il y a de cela vingt ans, annonçant au maquis un des premiers parachutages d’armes :


<< Demain sur nos tombeaux,
                                               Les blés seront plus beaux. >>




                                                                                             Roger BEILLARD
                                                                                              1964





Le Confolentais décembre 1994



Plaque commémorative de Notre Dame d'Alloue

Monument aux Morts d'Alloue





Photos : Musée de la Résistance - Raymond - YM
Sources : La Revue Géographique et Industrielle de France - Images de Charente - Internet - Le Confolentais

14 août 2016

ALLOUE AUTREFOIS - LE PETIT THEATRE D'ALLOUE

Publication du 25 juin 2015




La maison "MERCIER"



LE PETIT THEATRE 
D'ALLOUE




Dans les années 1930, à ALLOUE, la télé n’existe pas et les distractions sont rares. 


Il y a bien le petit bal d’ALLOUE, au Café de la Poste, où les dimanches après-midi, "DJMarie-Louise, la fille de la maison, actionne la manivelle du phonographe et diffuse les airs à la mode du moment, sur lesquels, les sabots des danseurs de "Bourrée" fracassent le parquet de l’établissement ; mais un autre dérivatif, plus culturel et tout aussi populaire, a ses adeptes et ceci bien avant qu’ALLOUE lui soit associé, par le biais tout d’abord de Maria CASARES et, ensuite de "La Maison du Comédien", installée dans son ancienne demeure du Manoir de La Vergne, il s’agit bien entendu du "Petit Théâtre d’ALLOUE"
Cette troupe d’amateurs a été créée par Melle MERCIER, la fille de Mr Emile MERCIER l’instituteur d’ALLOUE. Melle MERCIER s’occupe également à la même époque de la Chorale et en est la chef de chœur.

Comme on le voit, ALLOUE est bien plus animé qu’il ne paraît ; les répétitions de la Chorale ont lieu dans la nef de l’église et en face, à droite, à l’angle de la route d’EPENEDE et de la Vieille Rue (Maison aujourd’hui détruite) la Lyre d’ALLOUE fondée par André POIRIER (père de Michel POIRIER) répète au 1er étage, et sur le trottoir d’en face, dans la grande " maison MERCIER ", nos talentueux acteurs se donnent la réplique en avant-première de leurs représentations, pour lesquelles les trois coups sont donnés, sur la scène installée dans la cour de la " maison MERCIER ".









Troupe de Théâtre d'Alloue vers 1930 (1)

On reconnaît :
(sous réserve)

1- Robert Morisset - 2 - Louis Morisset - 5 - Guite ou Jeanne Joubert
7 - Lucienne Diot - 


 Toutes informations concernant ce document seront les bienvenus :










Troupe de Théâtre d'Alloue vers 1930 (2)

On reconnaît :
(sous réserve)

1- Louis Morisset - 5 - Marie-Louise Trillaud - 7 -  Robert Morisset
11 - Gustave Joubert - 14 - Henri Martin -


 Toutes informations concernant ce document seront les bienvenus :




Carte postale photo 1 : collection Yvette SOULAT
Carte postale photo 2 : collection Jean-Claude GUYOT
CPA : collection privée
Photo : YM

Remerciements à Yvette Soulat et à Jean-Claude GUYOT







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