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Je tiens à remercier ici ceux des habitants d'ALLOUE et de CHARENTE qui ont accepté de m'aider dans mes recherches. YM

24 mars 2017

L'HEURE VRAIE CHARENTAISE

Pubication du 26 mai 2014




L’HEURE VRAIE CHARENTAISE


La Mairie d'ALLOUE


Du 30 mars au 26 octobre de cette année, nous sommes, comme chaque année,depuis le 28 mars 1976, en heure d’été. L’idée d’un horaire d’été, pour l’économie d’énergie, est pour la première fois évoquée par Benjamin FRANKLIN en 1784. C’est en 1907 qu’un anglais William WILLET entreprend une campagne contre la sur consommation de la lumière. Le 30 avril 1916 l’Allemagne est le premier pays à appliquer l’horaire d’été, suivi par l’Angleterre le 21 mai de la même année. En France le député André HONNORAT propose également en 1916 l’instauration de l’horaire d’été qui sera effective le 14 juin.
André HONNORAT
L’heure d’été est une avance de 1 heure sur le méridien de GREENWICH. Pendant l’occupation Allemande, la FRANCE coupée en deux, zone libre et zone occupée, aura deux horaires d’été  :  la zone occupée applique l’heure Allemande avec un décalage de deux heures avec le méridien de GREENWICH et une heure en hiver. Le 14 aout 1945 après la libération, l’horaire d’été est abandonné. Le choc pétrolier de 1973, relance l’idée de l’horaire d’été pour l’économie de l’énergie. En 1976, le 28 mars, la France vie à nouveau en horaire d’été. En 1980 l’ensemble des pays de la communauté Européenne instaure l’heure estivale, dont la date sera uniformisée en 1998.

Depuis 1784, où pour la première fois est émise l’idée du changement d’heure en été, les controverses n’ont jamais cessé. Voyons ce que pensait Paul MAIRAT de l’heure d’été en 1922 :


CURIOSITÉS LOCALES 


Les débats sur l'heure d'été ont permis à quelques-uns de ses partisans d'apporter à la tribune des arguments empruntés à une science acquise de fraîche date. Nous avons entendu parler du temps sidéral, du temps vrai, du jour civil, de l'heure légale, etc. 

Que voulait-on démontrer aux adversaires de l'heure d'été ? Que l'heure d'hiver n'était pas non plus l'heure vraie, et que si toutes les montres de FRANCE et de NAVARRE marquaient midi en même temps, il ne s'ensuivait pas qu'il était midi vrai dans tous les endroits où les montres étaient consultées au même moment.
Nous le savions de reste, et aurions pu répondre à ces savants en herbe que lorsqu'il est midi vrai à la coupole de l'Observatoire, il' est midi, moins deux secondes au dôme du PANTHEON.
L'heure de PARIS elle-même n'était pas vraie pour toute la capitale, et l'heure légale retardait ou avançait naguère sur l'heure vraie selon qu'un observateur était placé à l'ouest ou à l'est de l'Observatoire. Nous parlons naturellement, du temps où l'heure légale était en FRANCE celle du méridien de PARIS.

Peut-être beaucoup de nos lecteurs ne se doutent-ils pas que depuis l'adoption de l'heure anglaise, c'est-à-dire de l'heure du méridien de GREENWICH, nous nous rapprochons en CHARENTE beaucoup plus de l'heure vraie, de l'heure solaire que du temps où l'heure légale était celle de PARIS.

Méridien de GREENWICH

Ceci tient à ce que le méridien de GREENWICH passe en CHARENTE même. A titre de curiosités locales nous allons voir ce qui en résulte, si nous considérons l'heure légale par rapport à l'heure solaire.

C'est le 9 mars 1911 qu'a été mit en vigueur la loi instituant en FRANCE l'heure du méridien de GREENWICH. Cette loi est ainsi conçue : « L'heure légale, en FRANCE et en ALGERIE, est l'heure temps moyen de PARIS, retardée de neuf minutes vingt et une secondes, et le temps — légal — suspendit son vol durant cet espace. 
Alors que le méridien de PARIS déterminait l'heure pour toute la FRANCE, comment les heures charentaises se comportaient-elles à l'égard de l'heure vraie. 



La CHARENTE est tout entière à l'ouest du méridien de PARIS, ce qui avait pour résultat de faire avancer toutes les montres sur l'heure vraie. 

Ainsi, quand celles-ci marquaient midi, heure légale, en réalité il était — heure vraie — midi moins 8 minutes 44 secondes à ANGOULEME, moins 9 minutes 57 secondes à BARBEZIEUX, moins 10 minutes 39 secondes à COGNAC, moins 6 minutes 38 secondes à CONFOLENS et moins 8 minutes 33 secondes, à RUFFEC. L'écart le plus faible s'observait à CONFOLENS, l'écart le plus important à COGNAC. 

Du jour où l'heure anglaise fut adoptée, nous nous rapprochâmes beaucoup de l’heure vraie, et il en est de même pour tous les départements que traverse le méridien de GREENWICH

Ainsi, tandis qu'à PARIS l'heure légale est en retard de 9 minutes 21 secondes sur l'heure vraie, à ANGOULEME elle n'est en retard que de 37 secondes, à CONFOLENS de 2 minutes 43 secondes, à RUFFEC de 48 secondes. 

Comment se fait-il, dira-t-on, que dans le même département l'heure légale soit en avance sur l'heure solaire dans certaines localités et en retard dans d'autres, cela tient simplement à ce que les premières sont à l'ouest du méridien de GREENWICH, tandis que les secondes sont à l'est. 

Heureux les habitants d'HIERSAC ! Ils ont l'heure vraie en même temps que l'heure légale, précisément parce qu'ils sont exactement sur le méridien de GREENWICH. Quand il est midi à leur montre, il est également midi au soleil. Il n'y a qu'au temps de l'heure d'été qu'ils ne sont plus à l'heure. 

Si nous sortons de ces amusements pour revenir aux choses sérieuses, voilà ce que nous répondrons aux défenseurs de l'heure d'été, lorsqu'ils reprochent aux partisans de l'heure unique de ne pas observer plus qu'eux l'heure vraie : « Que l'heure unique ne soit pas l'heure solaire, vous ne nous l'apprenez pas, mais entre nos deux systèmes il y a cette différence, c'est que le nôtre cherche à maintenir l'heure qui s'éloigne le moins de l'heure solaire, tandis que le vôtre cherche à établir celle qui s'en éloigne le plus. » 

Paul MAIRAT 

Journal « La Charente », 14 mars 1922.





Photos : YM
Documentation : collection privée

ALLOUE - SOUVENIRS D'ENFANCE

Publication du 17 septembre 2015

Raymond POIRIER



Raymond POIRIER, est né à ALLOUE, le 17 février 1927 dans la maison familiale de la VIEILLE RUE. Il y passe son enfance avec ses parents, Georges POIRIER et Anna (née MARCHADIER) ainsi que son frère Jean et sa sœur Marie-Claire.


Raymond POIRIER nous conte ici, la suite de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence à "ALLOUE", là, où il a toujours plaisir à se ressourcer chaque année, au cours de séjours occasionnels et de visites à sa famille et ses amis ; délaissant quelques temps l'Ile de Beauté (où il vit aujourd’hui), pour son village natal.










RAYMOND POIRIER : LE BOURG D'ALLOUE

Mes souvenirs d'enfance et jeunesse

2ème partie :

La Place et les Halles

Au centre d’ALLOUE, il y avait (et il y a toujours) la PLACE, quadrilatère, permettant la rencontre quasi-quotidienne au moins des riverains. 

Sur cet espace ouvert donnaient une épicerie-bazar (TERRASSON), une autre étant à quelques mètres d’un des coins du carré (BENETEAU), trois bistrots (PATRIER, GUYOT puis MORINIERE puis CHAUVEAU, BELLY puis BROUSSE puis CHARLES) et l’atelier de charron (Gabriel PAIN). 





A la belle saison nous aimions nous y retrouver, courir, nous chamailler, faire du vélo ou regarder nos aînés jouer avec un ballon ou une grosse balle. Avant la guerre la notion de football nous était presque étrangère, plutôt journalistique (nous étions encore trop "paysans"). 
Les adultes eux-mêmes ne connaissaient à peu près rien – ou si peu – à ce sport (bon à se "casser quelque bras ou quelque jambe ". On savait qu’il existait, sans doute dans les villes et si on le citait on prononçait "foteballe". 

C’est seulement pendant la guerre que nous avons fait connaissance avec ce jeu d’équipe, instruits et encadrés par quelques "Chasseurs" du 30è B.C.P.

Donc, quand les grands ados disposaient d’un ballon quelconque (en caoutchouc bien sûr) leur talent consistait à nous éblouir en administrant à cette sphère bondissante de grands coups de pied l’expédiant le plus haut possible, "en chandelle".

Sur la PLACE, la saison venue, il y avait quelques journées où tout le monde pouvait venir cueillir du tilleul en prévision des infusions pour l’hiver.

A cette époque se dressait le long d’un côté de la place un volumineux bâtiment qu’on appelait "les HALLES". Il constituait, entre autres, un abri pour les étalages de quelques commerçants les jours de foire le 23 de chaque mois.

Sa puissante charpente de massives poutres de bois n’était pas sans intérêt, mais peut-être devenue dangereuse avec les ans et coûteuse à restaurer. Toujours est-il que le bâtiment fut abattu.

L’essentiel des stands de la FOIRE mensuelle se tenait sur place mais s’étirait surtout jusque vers l’église en ce qui concernait lapins et volailles. Ces participants – non volontaires – gisaient alignés au bord du trottoir prudemment ligotés, aux pieds des femmes qui s’efforçaient d’écouler cette palpitante marchandise. Les cochons, eux arrivaient à bord de véhicules dits "gorounières". Leurs acheteurs potentiels, les "marchands de cochons" les lorgnaient d’un œil semi-méprisant, ce qui les autorisait moralement à n’en offrir qu’un prix plus que modeste.



Il en allait de même sur le CHAMP-DE-FOIRE tombé par la suite en désuétude. Là aussi les candidats acheteurs palpaient les croupes des vaches et veaux avec une moue apitoyée qui en disait long sur la piètre opinion qu’ils feignaient d’avoir sur ces infortunés mammifères. Ils émettaient même cette opinion d’une voix faussement déçue, ce qui engendrait une âpre discussion avec le vendeur. Mais enfin on arrivait souvent à un compromis où les deux parties affirmaient avoir fait sur le prix des sacrifices à peine croyables. On scellait le marché par une vigoureuse frappe de main à main devant les badauds-témoins l’air mi-figue mi-raisin.





En ces jours de foire tous les bistrots faisaient le plein pour les repas de midi et les boissons bienfaisantes et à l’occasion enivrantes.


Raymond POIRIER

Août 2015



                                                                                 à suivre ...



Raymond POIRIER vers 1943



Kermesse de 1963 -
Danse Hongroise, sur la Place d'ALLOUE

On reconnaît (de gauche à droite) :

Chantal SENNAVOINE - Michèle SENNAVOINE - Michèle MARTIN - Danièle BENETEAU - Annette TRILLAUD - Liliane CHARLES.







Photo de Raymond POIRIER : collection Raymond POIRIER
CPA : collection privée
Photo de la Kermesse de 1963 : collection Annette MORINAIS
Remerciements à Annette MORINAISDominique RAPION 







Raymond POIRIER : souvenirs de mon enfance :



Raymond POIRIER : ma "VIEILLE RUE" :





ALLOUE - PARLONS FOOT :





1 février 2017

ALLOUE 1971 - LE TOIT DE MA MAISON



 LE TOIT DE MA MAISON

ALLOUE EN 1970




video


Super 8 de 1970



Film super 8 de 1970 collection YM

1 janvier 2017

METEOROLOGIE POPULAIRE CHARENTAISE

Publication du 3 janvier 2016



François VINCENT inscrivait sur son registre météorologique, la météo quotidienne du Prat à ALLOUE , où il résidait. C’était son hobby, mais pas simplement un hobby, comme tout agriculteur soucieux de ses récoltes, François avait un don, devrait-on dire une connaissance et une pratique de la prévision du temps, qui contredisait souvent les prévisions des stations météo. Ses prévisions, il les scrutait dans le ciel chargé de cumulus ou autres nimbus, dans l’air du Prat, dans la lune, au lever et au coucher du soleil, dans le comportement des oiseaux et de ses animaux de basse-cour , le grincement habituel d’une porte à l’approche d’un changement de temps et bien sûr celui de ses os et de ses vieilles douleurs.

Toutes ces constatations, vérifiées par nos ancêtres, donnèrent naissance à une multitude de dictons populaires, à valeur de pronostique météorologique et parfois, ou souvent, contredit d’une région à une autre, laissant ainsi le loisir à chacun de faire "sa pluie et son beau temps ".
Voici donc réunis par Marc LEPROUX pour les Études Charentaises en 1969, les maximes de la "météorologie populaire charentaise" du mois de Janvier .





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METEOROLOGIE POPULAIRE
EN CHARENTE


JANVIER

C'est le premier mois de l'année. Il est naturel que de nombreuses remarques viennent nous éclairer sur ce que sera cette année nouvelle. Dès le début, on constate que les jours ont allongé :

A la guillaneue                                                    « Au gui l'an neuf (1er janvier)

« D'un pas de boeu. »                                        « D'un pas de boeuf.
»  

(Ruffecois

A Agris et La Rochette, on prononce :

« A la guillanû 


« D'un pas de . » 

On dit aussi :« Pour le premier de l'an

« D'une aune de ruban. » 


Toujours à Agris, on dit :

« A la Saint-Antoine

« D'un pas de moine. » (1943) 


A Vibrac, ce même proverbe devient :

« A la Saint-Antoine

« Le jour croît comme la barbe de moine. » 


A Rouillac,

« Au premier de l'an

« D'un pas de jhement. » 


A Eymouthiers,

« Par Nadao                                                                       « A Noël

D'un pié de jao                                                                  « D'un pied de coq

« A la guilhonio                                                                « Au gui l'an neuf

« D'un pié de bio                                                           « D'un pied de boeuf. »

Dans le Cognaçais, on ajoute :

« A la Sainte-Luce, d'un pas de puce. »


Partout, s'il fait mauvais temps le premier jour de l'année, c'est un mauvais présage, car :

« Le mauvais an

« Entre en nageant. »

Il est souhaitable, en effet, que janvier soit un mois sec, car 


« Janvier d'eau chiche

« Fait le pésan riche. »

Ce qui s'exprime encore de différentes manières, comme : 


« Quand sec est janvier

« Ne doit se plaindre le fermier. »

ou bien

« Quand il ne pleut pas en janvier,

« Il faut étayer le grenier. » (La Rochefoucauld, Agris.)

ou bien

« Janvier géla                                                                   « Janvier gelé

« Annédo de bla. »                                                         « Année de blé. »

(La Rochette 1930 — Confolentais 1946)

A Sainte-Colombe, on dit :


Janvier ferra. »

Pourtant, il ne faut pas que le beau temps se prolonge car


« Hiver trop beau

« Eté sans eau. » (Sainte-Colombe).

L'orage est tout aussi redouté : 


« Orage en janvier

« Et l'hiver est avorté. » (Rouillac - Barbezieux 1943).

Il est possible, du reste, d'être fixé assez tôt, car

« Tel jour de Circoncision

« Tel mois de moisson. »

et « Gelée à la Saint-Maur

« Met la moitié de l'hiver dehors. »

De même,

« A la Saint-Vincent (22 janvier)

« L'hiver s'en va ou reprend »

ou « S'il gèle à la Saint-Vincent

« L'hiver monte ou descend. » (Agris Vibrac 1943.)

A Vibrac,

« Saint Julien brise la glace

« S'il ne la brise, il l'embrasse. »

On dit encore :

« S'il gèle à la Saint-Sulpice
« Le printemps sera propice. »« S'il gèle à la Saint-Sébastien

« La mauvaise herbe retient. »

« A la Saint-Sébastien, l'hiver reprend ou se casse les dents. »


A Roumazières, les six premiers jours de l'année reflètent le temps qu'il fera les six premiers mois. A Bréville, où ces six jours sont appelés les « agets », les avis sont partagés. Certains prétendent que ce sont les six derniers jours de l'année, d'autres que ce sont les douze premiers, qui décident du temps pour le premier semestre de l'année.



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Dans notre région. beaucoup de proverbes se rapportent à la culture de la vigne. 

« Saint-Antoine sec et beau

« Rempli cuves et tonneaux. »

(Rouillac . Barbezieux - La Rochefoucauld.) 


Un peu plus tard, il se confirme qu'avec

« Saint-Vincent clair et beau

« Plus de vin que d'eau. »

Ce qui s'exprime encore de la manière suivante :

« Quand soleil luit à Saint-Vincent

« Le vin monte au sarment. » (Agris - La Rochefoucauld.) 


Mais

« S'il tonne en janvier

« Tonnes au fumier. » (Rouillac - Barbezieux 1943.) 


ou « Tonnes au grenier. » (Eraville 1942, Vibrac 1945.)





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Photos : YM
Etudes Charentaises Janvier, Février, Mars 1969 : collection alloueblogspot




Météorologie populaire Charentaise :



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