ALLOUE EN 1914
Quatrième partie
Monsieur Emile VILDARD, est né à ALLOUE, le 19 décembre 1901, Il a passé son enfance et son adolescence dans la commune. Rentré dans la vie active, il s'installe à POITIERS et exerce une activité professionnelle de voyageur de commerce. A la fin de sa vie, il réside à nouveau à ALLOUE, à l'ancienne poste dans un premier temps et ensuite dans un appartement des écoles d'ALLOUE. Il est décédé le 4 mai 2000 à l'âge de 99 ans à CAEN.
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Les lignes qui vont suivre ne sont qu'une évocation, que j'ai voulue aussi exacte que possible des souvenirs de mon enfance.
La plupart de nos paysans et de nos artisans, attachaient plus d’importance à conserver leur réputation de bon ouvrier qu’au gain qui était la récompense de leur travail.
Dans l’ensemble, ceux qui avaient la chance d’être en bonne santé vivaient sans soucis majeurs ; certes, il y avait des imprévoyants ou des paresseux ; on les appelait des indigents et ceci m’amène à rappeler une coutume en usage à l’occasion d’un décès survenant dans une famille aisée. Huit jours après les obsèques, il était dit une messe de huitaine et à l’issue de la cérémonie, les indigents se rendaient chez le boulanger, y prendre un pain de 8 livres offert par la famille du disparu.
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Le village de l'Houmède vers 1920 |
Tous ces évènements se
passaient dans la bonne humeur, la vie à cette époque était très fraternelle,
du reste l’obligation de se fréquenter était la seule distraction réservée à la
population des communes rurales et l’usage en était d’autant plus respecté
qu’il ne coûtait rien ou à peu près. En-dehors des soucis de santé, hélas assez
nombreux, la vie s’écoulait paisiblement et dans les ateliers, la chanson était
sur toutes les lèvres. Les gens n’étaient pas riche, mais il n’était pas un
seul d’entre eux qui hésite à laisser un travail pour venir en aide à son
voisin si celui-ci en avait besoin. Dans les champs, le travail se faisait en
équipe ; au moment des foins, les faucheurs coupaient l’herbe avec une
faux, derrière eux les faneuses en groupe la retournaient pour la faire sécher
et de juin à l’automne, les foins, les moissons, les battages et les vendanges
étaient malgré le travail accompli sous une chaleur accablante, une occasion de
manifester sa joie de vivre.

Dans l’ensemble, ceux qui avaient la chance d’être en bonne santé vivaient sans soucis majeurs ; certes, il y avait des imprévoyants ou des paresseux ; on les appelait des indigents et ceci m’amène à rappeler une coutume en usage à l’occasion d’un décès survenant dans une famille aisée. Huit jours après les obsèques, il était dit une messe de huitaine et à l’issue de la cérémonie, les indigents se rendaient chez le boulanger, y prendre un pain de 8 livres offert par la famille du disparu.


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Mathieu De DOMBASLE |
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Barthélemy THIMONNIER |
Aux jeunes qui auront
à affronter les difficultés que le 21ème siècle leur réserve, je
souhaite bon courage et bonne chance, mais je crains fort qu’il y ait plus de
déçus que de satisfaits.
LE 17 AVRIL 1985
Emile VILDARD
Moissonneuse batteuse à ALLOUE au village de La Roche dans les années 50 |
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ALLOUE : fête des battages du 2 aout 1981 |
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Les Vendanges |
Photos : collection privée -
Fête des battages 2 aout 1981 Photo J-P Boine.
CPA et illustrations : collections privées
Remerciements à : Chantal Beaussant, Raymond Poirier et Dominique Rapion.
ALLOUE en 1914 - Première partie :
ALLOUE en 1914 - Deuxième partie :
ALLOUE en 1914, troisième partie :
1 commentaire:
l histoire d un pays ;c est l homme qui la fait!l histoire d un village ;c est l homme qui la fait!
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